je ne perds plus de poids

Pourquoi je ne perds plus de poids (2)

Bonjour !

Nous nous retrouvons pour la suite de l’article sur la stagnation de la perte de poids.

Nous avions évoqué dans la première partie les causes purement “alimentaires” du problème. Si tout vous paraît OK sur ce plan là, alors il y a probablement encore autre chose derrière. En effet, il y a de nombreux facteurs “autres” qui jouent sur votre poids et probablement même encore d’autres que l’on ne connait pas.

Je vais me focaliser sur trois principales causes et essayer de vous apporter des propositions de solutions concrètes pour deux d’entre elles. Parce que je ne supporte pas ces posts qui vous disent “Vous ne perdez pas de poids ? C’est à cause du stress, arrêtez d’être stressé !” AH BEN OK MERCI. Si j’avais su que c’était simple…

Bref, je ne vous promets pas la lune, juste de vous dire ce qui pour moi a marché.

Le stress

Pourquoi

Le stress est un gros inhibiteur de la perte de poids. D’un point de vue biologique, en jouant sur d’autres hormones comme l’insuline, il dérègle le circuit standard et empêche de perdre autant que possible. Il agit donc de façon “invisible” et même avec toute la volonté du monde de votre part, il aura un impact négatif.

Ensuite, d’un point de vue “dommages collatéraux”, c’est pas mal non plus. Vous dormez moins (cf point suivant), vous êtes chonchon (ce qui n’a aucun rapport), vous avez plus tendance à vous dire “Allez vous faire f****, je m’en fou de mon poids, je veux manger NOW” et à boulotter nerveusement tout ce que vous pouvez trouver de plus gras et plus sucré.

Et de façon générale, le stress, même si on a pas de poids à perdre, c’est jamais très agréable comme sensation. Alors du coup, on fait quoi ? Parce qu’on s’entend bien que ce n’est pas quelque chose que l’on contrôle.

Bien sûr il y a les tracas du type “Je suis en retard” sur lesquels on peut jouer. Par contre, un proche malade, un examen, un accident… Bref, tout cela, c’est absolument indépendant de notre volonté et l’angoisse générée colle à la peau. Même s’il n’est pas possible de supprimer le problème, il est possible de limiter le symptôme et de penser à autre chose, pendant quelques instants. Si si, je vous jure, c’est possible.

Solutions

Je ne vous parle là que de choses que je fais moi-même pour éliminer certaines situations stressantes et qui fonctionnent pour moi. Je ne vous promets pas de solution miracle mais en tout cas, dans mon cas très précis, c’est testé et approuvé !

Pour les tracas du quotidien, on essaie de se sortir un peu les doigts pour les éviter

Alors déjà, première parenthèse : si tout va bien dans votre vie et que votre principale source de stress vient du fait que vous êtes toujours en train de courir partout parce que vous êtes désorganisé, arrêtez-ça. On se sort les doigts, on se lève 5 minutes plus tôt et voilà. Cinq minutes de sommeil en plus si ça vous permet de ne pas courir après le bus puis après votre réunion puis après ceci puis après cela ça vaut totalement le coup.

J’ai connu des chefs de service avec des calendriers full comme nous n’en aurons jamais et qui étaient toujours à l’heure à la minute près parce que c’était leur priorité. Si eux y arrivent, tout le monde peut y arriver. Faites de votre organisation une priorité, vous supprimerez une quantité de stress énorme.

Sur ce, fermons cette parenthèse et passons aux solutions pour le vrai stress sur lequel on ne peut rien faire.

Faire du sport

“Ha ben oui hein, ça c’est sûr”. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous expliquer pourquoi faire du sport vous fait du bien au moral sur le long terme et sur le court terme. Hormone, fierté de l’avoir fait, etc etc… Vous l’avez déjà assez entendu.

Ce que je vais faire, c’est plutôt d’essayer de vous convaincre d’y aller.

Je sais comment on est quand on est angoissé. On ne veut rien faire, on a l’impression de ne rien pouvoir faire. Et pourtant, il faut se dire qu’il faut y aller. Le plus dur, c’est de prendre la décision de prendre ses baskets et d’envoyer.

Déjà, on ne regrette jamais une séance. C’est mon leitmotiv absolu et il ne m’a jamais fait défaut. On est pas toujours obligé d’y aller à fond, des fois ça peut être “plus tranquille”, mais vraiment on en sort toujours satisfait. Vraiment, faites-moi confiance sur ce coup-là. Si ça ne va pas, mettez le cerveau en pause et entraînez-vous, peu importe le sport. Si possible en cours collectif comme ça vous serez porté par le groupe. 

Je vous assure qu’à la seconde où votre fréquence cardiaque va monter, où vos muscles vont chauffer, vous allez commencer à aller mieux. Vous allez vous plonger dans un truc cool, vous oublierez un peu ce qu’il se passe autour et ça vous fera le plus grand bien. Même si vous n’aimez pas ça, que ça vous fait ch*** de faire du sport, je peux vous assurer qu’après ça ira beaucoup mieux !

“La nuit porte conseil” dit-on et c’est aussi un de mes leitmotivs. Mais le sport aussi porte conseil. Je ne compte pas les fois où je suis arrivée à la salle contrariée par une difficulté qui me paraissait insurmontable et combien de fois j’en suis ressortie en me disant “Mais c’est ça qui me rendait malade tout à l’heure ? Allez, ça va aller”.

Allez, franchement, croyez-moi. N’intellectualisez pas le truc. Pensez-y comme si c’était un RDV essentiel : vous n’avez pas le choix d’y aller. Ben là, c’est pareil. On se jette et je vous promets que ça ira mieux.

Faire des étirements

Si on comprend bien pourquoi courir de partout, se défouler, se pousser à bout peut faire du bien, je dois avouer que tout ce qui est méditation, yoga et compagnie me laissent plus perplexe. Par quels mécanismes apaisent-ils les gens ?

Une voix douce suffit donc à nous calmer ? Nos cerveaux sont si “influençables” que ça ? Comme je n’ai jamais essayé de méditer et que je n’ai pas vraiment fait de yoga non plus, je ne sais pas. Mais ça a l’air de marcher.

Par contre, dans un objectif purement sportif, je fais pas mal de séances d’étirements. Et l’effet de ces séances sur le stress est incroyable. En même pas dix minutes d’exercice, j’en ressors lessivée et apaisée. Je ne sais pas si c’est le fait de prendre son temps, de se concentrer sur son corps, de se connecter avec ses muscles mais c’est incroyablement apaisant.

Les avantages de ces séances d’étirements sont nombreux :

  • C’est court. Pas besoin d’avoir 40 minutes devant soit, moins de 10 minutes suffisent
  • Vous pouvez le faire à tout moment. Même assis à votre bureau, prenez deux minutes pour étirer les bras, le dos, les cervicales, etc…
  • Ce n’est pas vraiment du sport. Cela ne vous fera pas transpirer, il n’y a pas de difficultés. Donc, allez-y ! Il n’y a pas de motivation particulière à avoir.

Ces séances sont pour moi des petits bonbons : je sais que je vais apprécier, je me replie seule sur moi-même, ça me fait un bien fou.

Se forcer à commencer une activité que l’on sait “addictive”

J’en reviens là à peu près aux mêmes concluions que sur la partie “faire du sport”. Au fond, on sait que si on démarre ce bouquin, ce jeu vidéo, cette série, on va se plonger dedans et kiffer.

Mais paralysé par le stress et l’angoisse, on arrive pas à faire autre chose que se retourner encore et encore le cerveau. On a l’impression que rien ne pourra nous faire penser à autre chose. Et pourtant, notre cerveau est plus facilement distrait que ça…

Ne voyez pas ça comme “Non, je n’ai pas envie de le faire alors que ça doit être un plaisir”. Forcez-vous. Forcez-vous 10 minutes et vous verrez. Si vraiment ça ne passe pas, tant pis. Mais dans 80% des cas, vous commencerez à vous évader et vous consacrerez à 100% à votre nouveau loisir.

Quand vous arrêterez, vos tracas vous paraîtront moins insurmontables, promis.

Le sommeil

Pourquoi

Un peu comme le stress, le manque de sommeil a un effet biologique sur la perte de poids. En perturbant totalement nos hormones, le manque de sommeil entraîne un appétit perturbé et nous pousse à manger plus que ce dont on aurait réellement besoin. Ça + le fait d’avoir moins de ressources en terme de volonté (pour préparer à manger, pour faire des courses, pour faire de l’exercice) car trop fatigué. J’imagine aussi que cela doit avoir un impact sur la qualité des entraînements.

Le chapitre précédent est celui-ci sont étroitement liés. Stressé, on dort moins bien. Fatigué, on est plus fragile face à l’angoisse. Bref, c’est un cercle vicieux, mais il faut bien commencer quelque part pour le casser.

Je dormais peu et surtout très mal depuis toujours et jusqu’à il y a peu. J’ai mis en place quelques habitudes et depuis, je note une vraie amélioration. Je vous parle donc là de ce que je fais vraiment, au quotidien, testé et approuvé !

Solutions

On a pas peur de changer ses habitudes

J’en parlais déjà ici mais ma remise en forme générale est passée par un gros “Merde” à toutes les horaires imposées. J’aime travailler tôt le matin. J’ai donc faim tôt le midi et tôt le soir et sommeil tôt le soir. Je n’assumais pas cela avant, je me forçais à attendre 20h pour manger le soir. Cela ne me convenait pas du tout, car j’étais complètement décalée ensuite. Je lancés une partie de jeu vidéo ou autre à 20h30, il était 22h, il fallait que je me douche, bref, ça n’allait pas.

Un jour, j’ai décidé d’écouter mon estomac et de manger quand j’avais faim. Après tout, il y a plein de pays où tout le monde mange à 18h30 et cela se passe très bien. Donc, en général, on passe à table vers 19h-19h30. Parfois plus tard bien entendu. Je suis souvent déjà douchée et je commence à regarder mes séries, jouer ou lire avant 20h, ce qui me laisse le temps de me poser et de me préparer au sommeil.

Ai-je un planning d’enfant ? Peut-être. Et alors ? Tant que cela me convient.

Ce que je veux vous dire, c’est que si vous avez faim plus tôt que l’horaire que vous vous imposez par pure tradition, arrêtez ça. Mangez quand vous avez faim et cela vous calera probablement sur un meilleur mood. Vous n’aurez pas l’impression que les 23h arrivent tout à coup sans crier gare. En plus, vous dormirez probablement mieux si vous espacez le repas du coucher !

On télécharge f.lux

On lit partout que la lumière bleue empêche de dormir. Du coup, même si je ne faisais pas de recherches sur le sujet, j’ai vu passer le logiciel f.lux qui était recommandé pour “soulager les yeux”. Comme je travaille beaucoup sur ordinateur, je me suis dit que je pouvais essayer.

Je ne peux plus du tout m’en passer.

Alors au début, vous allez hurler. Parce que votre écran va devenir jaune. Plus ou moins jaune en fonction des options que vous voulez choisir, mais ça va faire bizarre. Faites moi confiance et laissez sa chance au produit. Vous allez voir à quelle vitesse vous allez vous habituer ! Au passage, baissez aussi la luminosité de l’écran. Actuellement, le soir, ma luminosité est au minimum et f.lux au plus jaune du jaune. Et je trouve ça encore trop agressif.

Gardez le pendant quelques jours, vous ne pourrez plus faire autrement ensuite. Par contre, les couleurs sont modifiées du coup. Pensez donc à l’enlever quand vous achetez des vêtements de couleur, nous avons déjà eu des surprises…

F.lux n’existe pas vraiment pour les téléphones. Si vous n’avez pas de filtre intégré sur le votre, je suis sûre qu’il existe d’autres logiciels.

On respire

Je vous parlais plus haut de la méditation que je ne pratique pas. Mais c’est peut-être un peu faux.

Quand je n’arrive pas à dormir parce que mon cerveau mouline ou que je ne me sens pas fatiguée, je décide de consacrer toute mon attention à ma respiration. Je ne pense pas “à rien”, je pense à respirer. 

J’inspire par le nez, à fond fond fond fond, jusqu’à ne plus pouvoir. Je bloque trois secondes. J’expire par la bouche à fond fond fond jusqu’à ne plus pouvoir. Je bloque trois secondes. Et je répète.

Une fois que vous maîtrisez cette respiration “intense”, vous pouvez visualiser chaque partie, chaque muscle de votre corps. L’exercice que l’on me faisait faire consistait à visualiser mon visage en rouge. Puis à ressentir chacun de mes muscles du visage et à détendre volontairement chaque de ces muscles. Je devais ensuite visualiser mon cou et mes épaules en jaune, détendre, etc… Au final, on arrivait aux pieds après plusieurs minutes de respiration et mon corps était tout détendu.

Rien que d’y penser, le sommeil me vient… Essayez, au pire si ça ne vous endort pas cela vous fera quand même du bien !

On arrête de se prendre la tête si on ne dort pas

Parfois, il m’arrive de ne quand même pas réussir à dormir. Et plus je râle parce que demain je vais être fatiguée, plus je m’inquiète de voir l’heure passer, moins je dors…

J’ai traversé récemment une longue période comme celle-ci, sans explication. Impossible d’y faire quoi que ce soit. Après plusieurs nuits raccourcies, j’ai fait le bilan : cela ne changeait rien à ma vie. Je pouvais toujours travailler de la même façon, je pouvais toujours faire du sport, je n’étais pas plus fatiguée que ça. On vit avec.

Du coup, j’ai dédramatisé le truc : ce n’est pas grave si je ne dors pas bien ce soir. Cela n’aura pas de conséquence majeure sur le lendemain autre qu’un réveil un peu plus désagréable.

Je vous laisse deviner : à partir du moment où j’ai arrêté de m’inquiéter du manque de sommeil, j’ai réussi à dormir…

Les hormones ou autre condition médicale

Je n’ai pas de conseils particuliers pour celui-ci car cela dépasse bien sur mes compétences. Mais je voulais juste vous dire que cela existe et que ça peut être sournois.

Pendant une période où je mangeais bien, où je m’entraînais plus que d’habitude, je me suis mise à prendre du poids. Vraiment pas mal de poids et pas du muscle. Je suis restée comme cela quelques mois, sans comprendre.

Puis se sont ajoutés d’autres symptômes : j’avais tout le temps froid, j’étais très fatiguée (du style à pouvoir dormir aux toilettes), j’oubliais tout (alors que j’ai plutôt une bonne mémoire), j’étais déprimée, je n’avais envie de rien. L’ensemble de ces symptômes m’ont poussée à aller chez le médecin, qui m’a prescrit un bilan.

Et là surprise : ma thyroïde dysfonctionnait ! Rien de grave, nous avons juste surveillé, mais cela expliquait probablement cette prise de poids soudaine.

Lorsque tout est revenu dans l’ordre, j’ai reperdu tout le poids pris et plus encore.

Si vous avez vraiment l’impression de prendre anormalement du poids et si en plus vous avez d’autres symptômes, cela peut valoir le coup d’en parler avec votre médecin…

Voilà, j’espère avoir pu en aider certains. Il ne s’agit pas ici de recueillir tout ce qu’il se dit sur internet. Je vous confie là ce qui a réellement fonctionné pour moi, ce que je fais quotidiennement. Je ne vous promets rien, mais je vous donne des pistes pour trouver votre équilibre, en tout point ! En espérant que cela vous aide… à bientôt !

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