passage pilule stérilet cuivre

Le passage de la pilule au stérilet en cuivre

Salut !

Article un peu particulier aujourd’hui mais qui semble avoir sa place sur ce blog.

Comme je vous le disais ici, j’ai été très tôt enquiquinée par de l’acné liée à mes hormones. Cela me posait un vrai problème et il a donc été décidé que je pourrais tester la pilule afin de voir si cela me convenait. J’ai donc pris la pilule dès 15 ans, alors même que mes cycles n’étaient pas encore très réguliers. Je ne saurais même plus vous dire par laquelle j’ai commencé.

Les effets sur l’acné ont été immédiats : je n’avais plus rien à part un petit bouton de temps en temps. Par ailleurs, je tolérais très bien la pilule. Je n’ai pas pris de poids, je n’avais aucun effet particulier, bref, cela me convenait très bien.

Récemment, j’ai eu envie de changer. Je ne saurais vous dire pourquoi, mais l’idée me trottait dans la tête depuis un certain temps sans que j’ose passer le cap. Cela faisait 12 ans que j’étais sous pilule, je n’avais jamais rien connu d’autre, j’avais envie de m’en sevrer. C’est cher (car ma dernière pilule en date, Qlaira, n’est pas remboursée), contraignant et puis je ne sais pas, mon corps me disait « Et si on arrêtait ?« .

La seule solution était le stérilet au cuivre. En effet, je ne voulais absolument pas changer pour autre chose d’hormonal, ça n’aurait aucun sens. Je supportais extrêmement bien la pilule, aucun intérêt à l’arrêter pour passer à autre chose d’hormonal. Je voulais justement m’en sevrer… J’ai donc pris RDV avec une spécialiste et la machine était lancée.

RDV avec la sage-femme

La première étape a été de changer de spécialiste… Je n’ai jamais eu de gynécologue fixe. Je ne me suis jamais sentie à l’aise avec aucune de ces médecins. Elles m’ont toujours parue froides, directes et me faisaient mal en me disant que c’était ma faute parce que j’étais trop stressée. J’ai donc vu par hasard, en voulant prendre un RDV, que les sages-femmes pouvaient également prendre en charge le suivi gynécologique et contraceptif d’une femme.

Il y en avait une près de chez moi, j’ai voulu essayé. Je suis tombée sur une jeune femme, pleine de peps mais aussi de douceur et surtout investie dans son métier. Je lui ai parlé d’arrêter la pilule, j’avais préparé mon argumentaire mais elle ne m’a même pas demandé de me justifier. Elle avait déjà compris que je venais avec l’idée bien ferme de passer au sterilet cuivre.

La sage-femme m’a tout expliqué en détail, le rationnel du dispositif, la pose, etc… elle a répondu à mes quelques questions, elle m’a expliqué de toute façon le stérilet était très simple à enlever s’il y avait quoi que ce soit, bref, très rassurante et surtout très « accompagnante » dans ce projet.

Elle m’explique que le stérilet est plus facile à poser pendant les règles. Je lui rétorque qu’avec la pilule j’ai mes règles environ une demie-journée par cycle… Pas de souci, elle me prend un créneau pile au moment estimé (après 12 ans de pilule, mes cycles étaient prévisibles à l’heure près) et se tient à disposition pour annuler ou pour venir à l’improviste si mes règles arrivaient plus tôt ou plus tard que prévu.

Elle me remet l’ordonnance pour aller chercher le stérilet et me rassure tout de suite quant à la taille de la boite : « La boite est énorme parce qu’il y a le kit de pose mais regardez, le stérilet est vraiment tout petit petit ». RDV dans 3 semaines pour la pose !

La pose

Me revoilà, pile à l’heure prévue avec mon énorme boîte contenant mon stérilet (pris en charge par la sécurité sociale !). Je suis assez stressée car les examens « de routine » sont toujours assez douloureux pour moi et j’ai donc peur que la pose, réputée pour ne pas être agréable, le soit tout autant.

Le début de la pose se ressent comme un examen standard, c’est-à-dire dans le stress et la souffrance pour moi. Vient ensuite le moment où le stérilet est « déplié » et là… Je dois vous avouer avoir un peu crier. Pas fort, mais j’ai un peu perdu le contrôle car c’était assez surprenant et fort douloureux.

Mais ça ne dure qu’un instant, même pas le temps d’y penser. Pour tout vous dire, je m’attendais quand même à pire, j’ai d’ailleurs été surprise quand elle m’a dit que c’était fini. Au final, douillette et stressée que j’étais, ça s’est bien passé, globalement. Le tout est quand même très rapide, en moins d’une minute la bête est posée.

Je me rhabille et la sage-femme m’explique la suite. Dans un premier temps, il va falloir que je fasse une échographie pelvienne après mes premières règles. En effet, les règles peuvent faire descendre le stérilet la première fois, il faut donc vérifier qu’il soit bien en place après (pas tous les spécialistes procèdent ainsi je crois). Si tout est OK, je la revois dans 3-4 mois. Dans le cas où l’échographie montre que le stérilet est descendu, il faut que je lui envoie les images par SMS car apparemment les radiologues sont un peu pessimistes sur ce point et elle ne souhaite pas me faire déplacer si en fait tout est bon. Si le stérilet s’avère être vraiment descendu, il faudra recommencer l’opération. 

En tout et pour tout, entre la pose et la consultation, j’ai du passer 15 minutes dans le cabinet. Je repars donc travailler, en sachant que potentiellement je vais avoir un peu mal.

Les suites directes de la pose

Je n’avais jamais ressenti ce que j’ai ressenti ensuite. C’était extrêmement douloureux et perturbant.

Je savais que j’allais avoir mal, mais la plupart des personnes ressentent une légère douleur type « règles » quelques heures après. Personnellement, malgré le spasfon ou le doliprane (je ne sais même plus ce que j’ai pris tellement j’étais dans le mal) je souffrais à en avoir des sueurs froides. J’ai dû plusieurs fois quitter une réunion pour aller aux toilettes, sans rien y faire, juste pour avoir mal dans mon coin. Par contre, je ne saignais quasiment pas.

J’avais des crampes terribles dans le bas ventre. En plus de la douleur, la sensation était extrêmement bizarre pour moi qui n’avais jamais ressenti de « règles douloureuses » ou autre. J’ai fini par tout laisser en plan et rentrer me terrer chez moi. Je n’étais même pas sure d’arriver à conduire au départ et j’ai hésité à m’arrêter en route… Finalement, je suis rentrée, je me suis mise au lit et j’ai attendu.

J’ai très mal dormi cette nuit-là, car la douleur était omniprésente. Présente et toujours étrange, je n’étais pas habituée à ressentir cela, j’avais l’impression que mon corps allait expulser le stérilet, comme si il rejetait en bloc cet intrus.

Le lendemain a été nettement mieux. J’ai eu mal dans la matinée puis le travail m’a fait penser à autre chose donc j’ai réussi à oublier. J’ai même pu aller m’entraîner le soir même ! Je n’ai pas fait de gainage car la sensation était vraiment trop bizarre mais j’ai pu faire quelques exercices.

La deuxième nuit a été bien meilleure et je ne ressentais presque plus rien le lendemain. Je n’arrivais pas à oublier qu’il était là, j’avais toujours l’impression de le « sentir » (mais c’est vraiment une impression, ce sont plutôt les crampes que l’on ressent je pense car le stérilet ne se place vraiment pas au même endroit).

Quelques jours plus tard, c’était totalement oublié, je ne ressentais absolument plus rien.

douleurs pose stérilet
Ma façon de gérer la douleur

Et depuis ?

Cinq semaines plus tard sont arrivées mes premières règles. Un peu douloureuses, bien plus abondantes et longues que sous pilule, normal. La semaine suivante, je suis allée faire mon échographie comme prévu. RAS, tout était en place, pas besoin d’embêter la sage-femme jusqu’au prochain RDV quatre mois après la pose.

Les cycles

C’est pour moi le gros point négatif du stérilet, ou disons plutôt le gros point positif de la pilule. Avec la pilule, je savais exactement quand arrivaient mes règles. De plus, elles étaient si courtes et si peu abondantes que je n’avais même pas besoin de protection quelconque…

Là, c’est radicalement différent. Je n’ai pas encore de cycle régulier, c’est-à-dire que j’ai eu seulement deux fois mes règles en presque quatre mois…

Les règles durent beaucoup plus longtemps, en général quatre jours et le flux est beaucoup BEAUCOUP plus abondant. J’ai dû retourner au rayon tampons, j’étais complètement perdue face à tout ce choix…

Bref, il faudra un peu de temps pour s’habituer à tout ça mais il n’y a rien d’insupportable en soit.

L’acné

Si j’ai commencé la pilule, c’était avant tout pour l’acné. J’avais donc très peur d’arrêter et que les boutons reviennent.

En effet, très rapidement, j’ai eu plus de boutons. Toujours les mêmes, des boutons blancs assez douloureux, pas plus d’un à la fois. Ils se trouvent surtout autour de la bouche, parfois autour du nez. J’ai aussi une légère acné qui est apparue sur le décolleté, vraiment discrète.

Néanmoins, avec ma routine habituelle les boutons ne font pas long feu. Un peu d’huile essentielle d’arbre à thé et ils disparaissent rapidement.

Disons que cela m’embête un peu, mais que c’est tout à faire gérable.

Les autres signes

Quand j’ai lu les témoignages sur l’arrêt des hormones, je m’attendais à un changement flagrant. J’ai été « anesthésiée » par la pilule depuis mon adolescence, je pense que ce serait un choc pour mon corps.

Il ne s’est absolument rien passé. Rien… Je n’ai pas de syndrome pré-menstruel, je ne me sens ni mieux ni pire, pas de changement d’humeur, RIEN. Pilule ou stérilet, je me sens exactement la même. 

Je pensais aussi que la pilule entraînait de la rétention d’eau. Que nenni, je n’ai ni perdu ni pris un centimètre.

Le seul changement que j’ai observé est au niveau de la pilosité. Je trouve que mes poils poussent plus vite et qu’ils sont plus sombres. Je transpire aussi plus, je dois faire des « pauses déo » plus souvent. Mais c’est minime.

Bilan

Si je pèse le pour et le contre de ce changement, voici ce à quoi j’aboutis.

Avantages du stérilet

  • Remboursé (mais certaines pilules le sont)
  • Pas d’oubli, pas besoin d’aller en pharmacie régulièrement

Inconvénients du stérilet

  • Règles beaucoup plus abondantes
  • Retour de l’acné
  • Aucun bénéfice autre

Globalement, la balance pencherait plutôt en faveur de la pilule pour mon cas. Quasi pas de règles, pas de boutons, très bonne tolérance, je regrette un peu tout cela.

Néanmoins, je ne ferais pas marche arrière. Déjà parce que je préfère que mon corps soit « au naturel » plutôt que sous l’effet de la pilule, même si bien tolérée.

De plus, cela ne fait même pas quatre mois que j’ai procédé au changement. Après 12 ans sous hormones, je pense que je peux laisser le temps au temps… Et m’habituer à ces nouveaux cycles, qui ne sont « pas si pires », après tout.

Je pense que je vous ferai un point à un an de stérilet. D’ici là, espérons que tout se régule un peu !

You May Also Like

routine naturelle cheveux fins

Routine capillaire naturelle pour cheveux fins

astuce perte poids

Mes astuces remise en forme qui ont fonctionné

routine acné naturelle

Ma routine visage anti-acné simple et naturelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *