est-ce que je mange assez ?

Est-ce que je mange assez ?

Bonjour !

Comme je vous en parlais et , j’ai décidé en début d’année de baisser mon total calorique. En effet, je stagnais depuis longtemps et j’avais pris un peu trop de muscles à mon goût.

J’ai essayé de rester à 1700 kcal quotidiennes pendant quelques mois. Déjà, ça a été très dur à tenir, même en plein confinement. Je n’imagine pas les dégâts quand les restos et les sorties vont reprendre…

Ensuite, je me suis très vite aperçue que certains changements s’opéraient… Je me suis dit “Meh, il faut que mon corps s’habitue” sauf qu’il ne s’est pas habitué du tout. Les “symptômes” ont continué, du début à la fin.

J’en suis donc arrivée à la conclusion que 1700 kcal était trop peu pour moi et qu’il fallait revenir à 1800. Comment j’en suis arrivée à cette conclusion ?

Suivez-moi pour ce que l’on va appeler “Voyage au coeur de la faim”.

Combien de calories manger chaque jour ?

Déjà, par où commencer ?

Pour en arriver à ce chiffre, j’ai utilisé un des nombreux calculateurs disponibles sur internet et sur différentes applis, comme celui-ci.

Depuis, j’utilise Fatsecret, mais cela revient au même. En rentrant mes infos, il en ressort que pour être en léger déficit calorique, je dois manger 1800kcal. J’utilise la même appli pour compter tout ce que je mange.

Pas la peine de descendre trop trop bas, cela ne servirait à rien et serait même contre-productif.

Sauf que voilà, comme je l’ai expliqué ici, en début d’année, j’ai pris pas mal de poids, dont du muscle, avec ce total-là. Je me suis donc dit qu’il était temps d’essayer de baisser un peu et de voir.

Et autant vous dire que ça ne m’a pas DU TOUT réussi.

Les symptômes d’un apport insuffisant

Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Le premier symptôme est le plus évident, j’ai crevé la dalle.

La faim permanente

Que l’on soit bien d’accord, ce ne sont pas les 100kcal de moins qui posent problème en soi. C’est la gestion que cela implique mais nous le verrons plus bas.

Je me suis retrouvée avec une faim absolument continue. Du lever au coucher, j’avais toujours faim. J’avais beau m’hydrater, prendre des snacks parfois équilibrés parfois pas, je pouvais TOUT LE TEMPS manger.

Au début, je me suis dit que c’était une situation de stress (le travail, etc etc). Mais au bout d’un moment, ça commence à faire long quand même. Si en sortant de table la faim est toujours là, c’est qu’il y a quand même un gros soucis.

Premier symptôme donc : l’impression (réelle) de ne pas manger assez.

Un manque d’énergie flagrant

Deuxième symptôme ressenti très rapidement : un manque d’énergie incroyable. Alors qu’on soit bien d’accord, dans mon cas, un “manque d’énergie” est tout relatif.

Mais néanmoins, je n’avais pas du tout la même endurance sur la journée. En rentrant du travail, même en faisant des journées plus courtes que d’habitude, j’étais lessivée. Du genre à me mettre au lit et à ne rien faire.

De la même façon que pour la faim, je me suis dit que cela pouvait être lié à un travail plus intense. C’est possible que ça ait joué oui, mais quand même !

Nous y reviendrons plus bas mais cela a en plus un effet pervers car l’entrainement est tout de suite moins qualitatif. Et moins fréquent, du coup.

Des migraines constantes

Dernier symptôme : j’avais mal à la tête. Tout le temps, du lever au coucher. J’ai essayé de mieux m’hydrater, de couper des écrans, rien.

Le port du masque en permanence n’aide pas, on est d’accord. Respirer son haleine 10h par jour c’est pas très sympa. Mais même le week-end, la migraine était là.

Donc si on résume : j’avais faim, j’avais mal à la tête et j’étais claquée. Soit j’étais en surmenage, soit je mangeais mal.

La première solution me paraissant moins probable, je me suis plutôt penchée sur la seconde.

Pourquoi manger trop peu est contre-productif

Mais alors, qu’est-ce qui se passe quand on baisse un peu trop ses calories par rapport à ce que l’on peut faire ?

Je ne vais pas parler ici de biologie (= la stagnation si les calories sont vraiment trop basses). En effet, 1700 kcal c’est tout à fait bien  je pense et ce n’est pas ça qui m’a mis dans la mouise dans l’absolu.

C’est plutôt la gestion de ces calories qui fait que l’on entre dans un cercle vicieux.

Là où ça déraille : les écarts

En effet, si j’avais mangé 1700 kcal de repas qualitatifs et équilibrés, je pense que je n’aurais pas eu de soucis.

Mais les faits sont là : j’ai une vie sociale, des collègues, et je n’aime pas me priver. Alors de temps en temps, il y a des “écarts” ou des “cheatmeals“.

Certains sont prévus, d’autres pas. Peu importe, dans les deux cas, je n’en tiens pas trop rigueur.

En effet, je n’essaie pas d’être à un total calorique fixe chaque jour. Sinon, manger un burger impliquerait que je mange presque rien le reste de la journée.

Non, je vise une moyenne mensuelle. Ainsi, avec une alimentation correcte les autres jours, les écarts sont vite oubliés.

SAUF QUE. J’ai baissé mes calories, soit. Mais les menus burger, les pizzas, les shokobons, eux, comportent toujours le même nombre de calories et les mêmes portions.

Donc statistiquement, pour faire baisser le total calorique mensuel avec prenant les jours de cheatmeal en compte, ben je me suis retrouvée à manger vaaachement moins les autres jours.

Mes 1700 kcal sont en fait devenus des 1600 kcal parce que c’est ce qu’il fallait pour éponger les jours à 2000 kcal.

Vous voyez l’embrouille arriver ? Et ce n’est pas tout !

On a l’impression d’avoir de la marge, sauf que non

On en est rendus à se dire “OK, je mange peu pour rattraper les excès”. Soit. Mais du coup, quand le collègue arrive avec ses cookies, vous vous dites “ça va, je n’ai rien mangé à midi, je suis large”.

SAUF QUE pas du tout ! C’est toujours des histoires de moyennes, etc… Mais quand vous prenez 400 kcal dans les dents simplement avec un goûter, dites vous qu’il vous reste 1200 kcal pour petit-déjeuner, déjeuner et dîner (et oui, on vise les 1600 pour rattraper le cheatmeal). Soit pas grand chose.

Donc en gros, vous passez votre temps à ne rien manger là où vous devriez manger pour compenser la me*** que vous allez manger à côté.

Et ça entretien le point ultime du cercle vicieux : la privation

On se prive, on a faim, on craque, on recommence

Ben ouais. Parce que je me suis retrouvée à “manger” des soupes Royco comme repas de midi (rappel : je fais un travail qui nécessite de la ressource. Que le Royco n’est pas).

Sauf que le cerveau, le Royco ça lui fait bof bof plaisir. Et qu’est-ce qui se passe quand on est frustrée ? On craque !

Au lieu de manger trois shokobons, on se fait la moitié du paquet.

Alors déjà qu’il était difficile de tenir avec les cheatmeals “normaux” je  vous laisse imaginer si en plus à côté il y a des dérapages non contrôlés.

Comment on rattrape les dérapages ? On mange ENCORE MOINS aux vrais repas. Et donc on pense avoir de la marge, on en a pas, on mange encore moins, on craque, etc…

Bref, ce cercle vicieux est une torture et en plus, il est particulièrement contre-productif.

Résultats finaux : alimentation déséquilibrée et objectif raté

A la fin du mois, ça donne quoi ?

Ca donne que j’ai mangé n’importe comment. Alternance de “rien du tout” avec des craquages à base de produits les plus malsains du monde, remplis de sucre et de gras.

Peu de fibres, peu de légumes, peu de bonnes protéines. Tout ça pour “absorber” les calories “vides”.

Et du coup, cela entretient toujours le même cercle : comme ces produits sont très peu rassasiants, j’avais tout le temps faim. Mon corps n’avait pas ce qu’il lui fallait, il était fatigué, etc…

Donc, craquage.

Vous savez ce que c’est le pire ? Mon total calorique, presque à la fin du mois, est de 1790 kcal (ou presque, vu que le mois n’est pas fini).

Tout ça, pour rien. Parce que c’est débile !

Pas d’énergie pour s’entrainer

J’ai donc le même total calorique de d’habitude, mais provenant principalement de gâteaux et autres aliments pas du tout nutritifs. Génial !

Et en plus, vu que je n’avais pas du tout d’énergie… Je ne m’entrainais pas bien !

Par la force de la volonté j’ai réussi à me mettre dans des séances (à la maison, forcément). Mais je n’avais aucune énergie, je n’étais pas du tout performante.

Il y a aussi l’effet “confinement” (plus dur pour moi de s’entraîner à la maison qu’à la salle) mais quand même, je n’avais plus aucune force…

Comment rectifier

Un soir, j’ai mis le doigt sur ce problème. Non seulement ce n’était pas normal mais en plus c’était débile. 

Moi, personne avertie depuis des années et prônant une alimentation “bien-être” j’étais tombée dans cette spirale idiote.

Je n’imagine même pas les dégâts chez des personnes n’ayant pas cette culture et qui viserait beaucoup plus bas en terme de calories. C’est donc ça, un “régime”… Je me suis faite avoir comme une bleue !

Me rendant compte que cette personne n’était plus vraiment moi, je l’ai éliminée d’un revers de la main, du jour au lendemain.

J’ai commandé un menu libanais plein de bonnes choses (du houmous, du caviar d’aubergine, du riz, du taboulé…). J’ai fait le plein de bonheur, de fibres et de protéines. Sans excès, juste un repas, normal.

Et je reprends ma vie “d’avant”.

Manger bien à 1700kcal : pas pour moi

Conclusion de tout ceci : 1700 kcal ce n’est pas pour moi. Pas en terme de chiffre, je ne pense pas que le corps s’affame à 1700 kcal.

Mais je suis tellement habituée à avoir mon alimentation “saine” me permettant des cheatmeals que diminuer plus me plonge dans une spirale incontrôlable de la perpétuelle réduction des calories.

Une personne qui arrive à manger 1700 kcal “naturellement” n’aura pas de souci je pense. Pour moi, cela ne me correspond pas, alors oublions cette idée.

Remonter les calories et reprendre une alimentation normale

La suite ? Rien du tout, je reviens à mon alimentation d’avant. De vrais repas, certes sains et contrôlés mais rassasiants.

De vrais repas qui ne me laissent pas sur le carreau pour la journée. Et qui me permettent de faire tous les cheatmeals que je veux sans problème.

Jouer sur le sport ?

Cette idée, elle partait d’une prise de muscles que je trouvais disgracieuse au niveau du haut du corps.

Premier point déjà, l’accepter : ce n’est pas grave, c’est même plutôt un reflet de ma pratique.

Deuxième point, changer l’entrainement. Au lieu de faire mon entraînement habituel haut du corps, je vais miser sur du plus léger, tout simplement. Et mieux cibler les muscles travaillés.

Avec une meilleure alimentation, je pourrais aussi me donner plus fort pour les HIIT, ce qui me permettra de continuer à brûler tranquillement des calories.

Bref, tout ça pour vous montrer à quel point il est facile de dérailler. Je savais que je faisais une connerie, mais j’ai continué pendant plusieurs semaines (bon, pour l’amour de la science, aussi). Méfiez-vous, écoutez-vous…

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